Le dôme de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople s'écroule. Justinien Ier ordonne immédiatement de la reconstruire.
Justinien est un grand bâtisseur. Il a fait construire l’église Sainte-Sophie à Constantinople (dédiée à la Sagesse divine, Sophia en grec) avec l'aide de deux architectes, cent maîtres maçons et dix mille ouvriers. Elle fut érigée entre 532 et 537 par Anthemius de Tralles et Isidore de Milet. La première coupole s’étant effondrée en 558, une seconde fut reconstruite en 562. Dans tout l’empire, Justinien finance la construction de villes, de ponts, de thermes, et de routes.
« Sainte Sagesse », « Sagesse Divine », nom repris en turc sous la forme Ayasofya) est une ancienne basilique chrétienne de Constantinople du VIe siècle, devenue une mosquée au XVe siècle sous l'impulsion du sultan Mehmed II. Elle est édifiée sur la péninsule historique d'Istanbul. Depuis 1934, elle n'est plus un lieu de culte mais un musée. Son esplanade est à la mesure de la gloire de Byzance. La dédicace de l'église, souvent surnommée la Grande Église, a été vouée au Christ, « Sagesse de Dieu », selon les théologiens.
Justinien Ier (né le 11 mai 483 en Illyrie - mort le 13 novembre 565) est empereur byzantin de 527 à 565. Il est l’un des plus importants dirigeants de l’Antiquité tardive. Que ce soit sur le plan du régime législatif, de l’expansion des frontières de l’Empire ou de la politique religieuse, il laisse une œuvre et une vision considérable.
Sous le règne de Justinien (527-565), l'Empire romain d'Orient connaît un renouveau de puissance politique et de richesse matérielle dont on n'aurait pas cru le vieil Empire capable après les invasions du Ve siècle et la perte de sa partie occidentale.
Reconquête
Le souverain de Constantinople entreprend avec succès la reconquête de l'Afrique du Nord, de l'Italie et d'une partie de l'Espagne, tout en assurant l'intégrité du territoire sur les autres fronts. L'Empire s'affirme comme la plus grande puissance du monde méditerranéen, l'une des plus grandes de son temps avec les empires perse et chinois.
Il développe une civilisation régénérée dont certaines œuvres éblouissent encore. Avec Sainte-Sophie, il se pare d'un des monuments les plus remarquables de l'histoire de l'art : dix siècles plus tard, les architectes ottomans, qui l'ont prise pour modèle, réussissent à en égaler les performances techniques mais sans les surpasser ; sa coupole demeure la plus haute d'Istanbul.
Le code Justinien
Justinien lègue aussi à la postérité la plus grande œuvre juridique de l'Antiquité : le code Justinien qui reprend, sous une forme raisonnée et dans un ordre logique, la majeure partie du droit de la Rome antique, les lois et ordonnances des empereurs aussi bien que la production des grands jurisconsultes. Par l'éclat et la portée des réalisations de son règne, Justinien est bien l'égal de Périclès, Auguste, les Médicis et Louis XIV, qui ont été jugés dignes de donner leur nom à leur époque.
Cette victoire marque un tournant dans la guerre de Cent Ans.
La guerre de Cent Ans couvre une période de 116 ans (1337 à 1453) pendant laquelle s’affrontent la France et l’Angleterre lors de nombreux conflits, entrecoupés de trêves plus ou moins longues. Cette guerre dura cent ans. Elle faillit faire de la France une terre anglaise. En 1429, alors que les Anglais sont aux portes d'Orléans, une voix venue des cieux se fait entendre, non au roi de France mais à une petite paysanne de Domrémy, Jeanne. Une mission lui incombe : sauver la France. Cette pieuse jeune fille met désormais sa vie au service de son roi et de son pays.
Elle sauve Orléans
Elle prend la tête de l'armée et sauve Orléans ; elle permet au roi d'être sacré et d'affermir ainsi son pouvoir.
Trahie, livrée aux Anglais, jugée par les tribunaux ecclésiastiques pour sorcellerie, elle est brûlée vive à Rouen. Celle qui réussit à redonner du courage à tout un peuple entrait dans la légende nationale.
Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans, est une figure emblématique de l'histoire de France.
Au début du XVe siècle, elle mène victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, levant le siège d'Orléans, conduisant le dauphin Charles au sacre à Reims et contribuant ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent ans. Finalement capturée par les Bourguignons à Compiègne, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg pour la somme de 10 000 livres, et condamnée au bûcher en 1431 après un procès en hérésie.
En 1429 la dynamique était anglaise et l'avantage numérique du royaume de France pesait peu. Jeanne d'Arc est accueillie avec enthousiasme par la population, mais les capitaines de guerre sont réservés. Avec sa foi, sa confiance et son énergie, elle parvient à insuffler aux soldats français désespérés une énergie nouvelle et à contraindre les Anglais à lever le siège de la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429.
Morte à moins de vingt ans, Jeanne occupe une place à part dans l'histoire de France. Même si son dévouement au roi est total, la Pucelle est autant à inscrire au sein d'un parti politique - les Armagnacs - que de la nation France.
Jeanne est dans la lignée du prophétisme féminin. Avant elle, d'autres femmes ont prétendu pouvoir sauver la France. Aucune cependant n'a eu l'obstination de Jeanne. Enfin, Jeanne brouille les limites sociales - paysanne, elle fait carrière à la Cour -, sexuelles - vêtue en homme, elle fait la guerre -, ou celles du profane et du sacré - elle prêche et crée des objets sacrés. Ce charisme féminin est la source d'un pouvoir informel qui finira par gêner, même ceux qu'il avait servi.
Le Grand incendie dans la ville médiévale de Toulouse, détruisit les trois quarts de la ville et ruina plusieurs églises, couvents et autres édifices publics, propagé par un vent violent à travers les rues étroites, bordées d'habitations à pans de bois et étendit ses ravages jusqu'à l'hôtel de ville.
1794
Robespierre fait adopter par la Convention une nouvelle religion, le Culte de la Raison et de l'Être suprême.
Le culte de la Raison, le culte de l'Être Suprême, ou le théophilanthropisme sont, en France, un ensemble d'événements et fêtes civiques et religieux qui eurent lieu de fin 1792 à 1794 (surtout les ans II et III de la Révolution).
Ces "cultes" furent des éléments de la déchristianisation qui a accompagné la Révolution française. Ils trouvaient leur justification dans une certaine forme de résistance civique, la recherche de la défense des acquis de la Révolution française, notamment la liberté. Ces "cultes" eurent leur apogée pendant la Terreur, avec le "culte" de l'Être suprême.
La Grèce est reconnue indépendante par le traité de Londres. Le Prince de Bavière Othon Ier de Grèce, est choisi comme roi.
La Guerre d'indépendance grecque avait mené la Grèce vers une future indépendance, mais l'échec de la démocratie, symbolisé par l'assassinat de Ioánnis Kapodístrias, la plongeait lentement vers l'anarchie. Les puissances qui avaient aidé la Grèce dans sa lutte pour l'indépendance (Russie, France, Grande-Bretagne), décidèrent que le pays devait être une monarchie héréditaire pour arriver à conserver les acquis de l'indépendance. Elles choisirent d'abord Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha (qui devint finalement roi des Belges).
Le choix se tourna alors vers Otto von Wittelsbach, deuxième fils de Louis Ier de Bavière. Ce dernier était un philhellène convaincu. Le nouveau roi imposé arriva en Grèce à bord d'une frégate britannique en janvier 1833. Il était accompagné de 3 500 soldats bavarois.Le 3 septembre 1843, un coup d'État obligea Othon à accorder une constitution. Cependant, avec l'appui de son Premier ministre Ioannis Kolettis, il continua à gouverner de façon absolue, non sans que les représentants des Puissances en Grèce fustigent à l'unanimité son manque de sens politique.
Il fut un ardent partisan de la « Grande Idée » : reprendre tous les territoires historiquement grecs à l'Empire ottoman, en allant jusqu'à la reconquête définitive de Constantinople.
On lui reprocha aussi de ne s'être toujours pas converti à l'orthodoxie. Il choisit aussi le camp de l'Autriche contre l'unification italienne (1859-1860). Il y eut d'abord une tentative d'assassinat sur la reine Amalia. En octobre 1862, Othon, qui refusait d'abdiquer, fut renversé par un coup d'État militaire. En mars de l'année suivante, l'Assemblée nationale élut un nouveau roi en la personne du prince Guillaume du Danemark, qui régna sous le nom de Georges Ier. Othon quitta la Grèce comme il y était venu, sur un navire de guerre britannique. Il retourna alors en Bavière, à Bamberg, où il mourut en 1867.
Un sous-marin allemand torpille le paquebot britannique de 32 000 tonnes Lusitania, au large de l'Irlande
Le RMS Lusitania est un paquebot transatlantique britannique armé par la Cunard. Son nom vient de celui de la province romaine de Lusitanie, le Portugal actuel. C'est le navire-jumeau (sistership) du paquebot Mauretania. Son torpillage par un sous-marin allemand, le 7 mai 1915, au large de l'Irlande, avec plus de 1 200 passagers (dont près de 200 Américains) et un chargement secret de munitions semble avoir fortement contribué à l'entrée en guerre des États-Unis.
Le Lusitania fut touché par tribord alors qu'il naviguait à vitesse relativement réduite vers le port de Queenstown (actuel Cobh), à 40 km de là sur la côte sud de l'Irlande. Cette zone venait d’être déclarée « zone de guerre » par les Allemands, et le capitaine avait semble-t-il été informé de la présence d'un sous-marin allemand par les autorités britanniques.
Le paquebot sombre en 15 à 18 minutes
Selon les témoignages de survivants (dont Joseph Marichal, qui intenta un procès à la Cunard), le bruit de l'explosion à l'impact de la torpille fut suivi d'une seconde explosion beaucoup plus violente, et anormale.
Elle fut officiellement attribuée à l'explosion d'une chaudière, mais suscita rapidement de nombreuses interrogations.
Ce navire solide, ultra-moderne pour l'époque, coula anormalement vite et par la proue, alors qu'il disposait de compartiments étanches que le capitaine avait fait fermer par des portes étanches après avoir reçu un avis de la Royale annonçant qu'un sous-marin allemand croisait dans les parages (il avait aussi fait préparer les canots de sauvetage).
Le paquebot sombra en 15 à 18 minutes, ne permettant qu'à 6 canots sur 48 d'être mis à l'eau. Sa coque repose toujours par 93 mètres de profondeur dans une zone brassée par de forts courants.
1945
Reddition
Le général allemand
Alfred Jodl signe à Reims les termes d'une reddition inconditionnelle qui termine la participation allemande à la Seconde Guerre mondiale. Le document prend effet le lendemain.
1948
Congrès de la Haye ou « congrès de l'Europe », qui mènera à la création du Conseil de l'Europe en mai 1949. Le conseil de l'Europe a été fondé le 5 mai 1949 par le traité de Londres. Son statut a été signé à Londres, le jour même, par les dix pays suivants : Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays Bas, Norvège, Suède et Royaume-Uni. Le Conseil de l'Europe comprend aujourd'hui presque tous les pays du vieux continent et rassemble 800 millions d'Européens.
Objectif
Le Conseil de l’Europe dont l'objectif est d'établir une coopération intergouvernementale est la doyenne des organisations qui œuvrent en faveur de la construction européenne.
1954
Chute de Dien Bien Phu. La France perd l'Indochine
Dien Bien Phu est une petite plaine au nord-ouest du Viêt Nam. 'est le seul endroit plat à des centaines de kilomètres à la ronde, il comporte un ancien aérodrome aménagé par les Japonais durant la Seconde Guerre Mondiale.
Après sa conquête en novembre 1953 au cours de l'opération Castor, elle fut, l’année suivante, le théâtre d'une violente bataille entre le corps expéditionnaire français, composé de troupes de la Légion étrangère, de troupes coloniales parachutistes, d'artilleurs, de cavaliers, de troupes aéroportées parachutiste métro, régiment du génie, santé, groupes de chasse de l'armée de l'air.
Sans oublier les troupes d’Afrique, ainsi que le bataillon parachutiste vietnamien, qui composent les pays membres de l'Union française, sous le commandement du colonel de Castries (nommé général durant la bataille) et l'essentiel des troupes Việt Minh sous les ordres du général Giap.
Ce fut l'enfer. Pendant 170 jours, dont deux mois de combats acharnés, parachutistes, artilleurs, soldats de tous les bataillons d'infanterie coloniale, volontaires de toutes les armes effectuant leur premier saut de nuit dans la fournaise ont défendu, à un contre dix, ce camp retranché du bout du monde, pour être finalement submergés sous le nombre. Cette défaite sonna le glas de l'Empire colonial.
Cette bataille vit la victoire du général Giap le 7 mai 1954 et fut la dernière de la guerre d'Indochine, exceptée l'embuscade du Groupe Mobile 100 à An Khé quelques jours avant les Accords de Genève. La France quitta la partie nord du Viêt Nam (le Tonkin), après les accords de Genève, signés en juillet 1954, qui instauraient une partition du pays le long du 17e parallèle.
Dix ans à peine après s'être couverte de gloire pendant les campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne, l'armée française subissait, à nouveau, une défaite cuisante. Cette défaite, qui annonce la mort prochaine de la IVe République condamnée par l'instabilité ministérielle, marque la fin d'une époque d'innocence. L'innocence d'une France libérée du joug de l'occupant, d'une France restaurée dans sa souveraineté nationale et forte des valeurs humanistes de la Résistance.
1990
Affaire du Rainbow Warrior
La France est condamnée à payer une amende de deux millions de dollars américains dans l'affaire du Rainbow Warrior. Le Rainbow Warrior est le bateau emblème de Greenpeace. Ce nom fait référence à deux bateaux, dont le premier a été coulé par les services secrets français en 1985. Le second est en service depuis 1989.